Le Mouvement est actuellement fédéré à l'Entente Nationale pour la Protection de la Nature et à Inter-Environnement Wallonie.
Peut devenir membre, sans considération de nationalité, toute personne et association qui adhèrent aux objectifs du mouvement. Le montant minimal de la cotisation est fixé à 150 Francs Belges. Celle-ci donne droit au rapport annuel d'activités.
La surpopulation ne concerne pas seulement le tiers monde, mais aussi les pays industrialisés dont la densité élevée de population et/ou le haut niveau de vie fait d'eux des consommateurs voraces.
La surnatalité dans le tiers monde résulte essentiellement de la misère. Généralement, l'amélioration des conditions d'existence constitue un important facteur favorable à la baisse de la fécondité; mais parfois, l'inverse se produit. Par conséquent, même avec un niveau de vie décent, la fécondité reste élevée si rien n'est réalisé pour la promotion des droits des femmes et la planification familiale. Le cas de l'Irlande est significatif à cet égard: la fécondité est restée semblable à celle de pays du tiers monde, tant que la contraception était interdite.
Généralement, les media, les institutions publiques et privées ne présentent que les inconvénients - souvent exagérés - de la dénatalité et du vieillissement démographique dans les pays industrialisés, sans en présenter les avantages. Dans les rares cas où il existe une approche des relations entre la démographie et les équibres écologiques, ce n'est souvent qu'en fonction d'une conception anthropocentrique de la nature.
Les moyens techniques de protection de l'environnement ont des limites: souvent, ils consomment de l'énergie, de l'espace et, dans bien des cas, ils ne font que changer le lieu des nuisances ou en modifier la nature.
La nécessité de la protection de la nature et des espèces animales et végetales, dont les biotopes indispensables à leur survie sont progressivement envahis par l'homme, de façon de plus en plus intense, et le besoin croissant d'espace pour les activités récréatives et culturelles sont maintenant reconnus. Cependant on ne comprend pas ou on refuse d'admettre qu'il n'est pas possible de satisfaire cette double exigence sans une diminution de la population.

On a répété à satiété que la faible fécondité et le vieillissement démographique qu'elle entraîne menaient le monde occidentale à sa perte et que le nombre des «actifs» ne suffirait bientôt plus à payer les pensions des retraités. Mais on ne dit pas que la population «inactive» comprend aussi les jeunes qui n'ont pas terminé leurs études et les chômeurs.
Le vieillissement démographique aura, selon certains, des conséquences dramatiques (conservatisme et sclérose sociale, déclin et décadence des civilisations), mais la confrontation objective de ces affirmations aux faits passés et présents les rend bien fragiles. La Suède et la R.F.A. ont les populations les plus vieillies du monde. Ces population sont-elles moins dynamiques, moins imaginatives et moins ouvertes au progrès sociale que celles d'autres pays d'Europe ou du monde, plus jeunes? L'arrêt du vieillissement et même son ralentissement impliquerait la continuation de la croissance démographique.
L'avenir de nos sociétés réside donc dans une profonde transformation des conceptions qui ont prévalu jusqu'à présent sur le vieillissement démographique: l'objectif n'est donc pas d'empêcher ou de ralentir le vieillissement de la population, mais de nous y adapter dans les meilleures conditions possibles, notamment en accordant plus d'intérêt à la qualité de la vie des personnes âgées, partout dans le monde.
L'enfant étant un consommateur de lait, de vêtements, de jouets, etc., on justifie aussi la relance de la natalité par une augmentations de l'emploi, pourtant fallacieuse puisque les ressources nécessaires à son financement ne connaîtraient aucun accroissement. On garde par ailleurs le silence sur les conséquences que cette politique aurait à l'avenir sur le nombre de demandeurs d'emplois.
Des écologistes considèrent qu'ils ont le droit et même le devoir de donner leur avis sur cette question. Ils se sentent concernés par la diminution du nombre de naissances et par le vieillissement parce qu'ils souhaitent une décroissance démographique afin d'assurer le maintien ou, mieux encore, là où c'est possible, le rétablissement progressif de l'équilibre entre population, ressources, environnement et milieux naturels.
La croissance de la population que nous avons connue jusqu'à présent exerce une influence souvent sous-estimée, voire même ignorée, sur la dégradation plus ou moins rapide des écosystèmes. Le caractère différé de certaines conséquences de cette croissance arrive souvent à occulter les relations de cause à effet, lors d'un examen non approfondi. Dans la plupart des régions du monde, l'équilibre entre population, ressources naturelles et espaces sauvages est rompu par une densité démographique trop élévée.
Trop de gens ignorent encore que, malgré les surplus de quelques denrées alimentaires, la CEE importe nettement plus de nourriture, d'energie et de bois qu'elle n'en exporte.
L'arrêt de l'augmentation de la population humaine et même souvent sa décroissance deviennent de plus en plus un des préalables sans lequel il est vain de vouloir préserver durablement ce qui reste des espaces sauvages. Cette condition est d'autant plus importante que, depuis plus d'une trentaine d'années, on assiste dans les pays industrialisés, à une demande croissante d'espaces verts pour les besoins de détente et de loisirs.
En Europe et dans d'autres régions du monde, de nombreuses espèces animales et végétales se sont raréfiées de façon catastrophique ou ont disparu, par manque d'espace, même si d'autres causes ont contribué à cet appauvrissement. Certes, un meilleur aménagement du territoire, une agriculture moins intensive et la suppression de gaspillages dans la consommation auraient causé moins de dégâts, mais cela n'élimine pas pour autant la cause démographique. Dans les pays industrialisés, une diminution de la population, devenue probable dans le cas de la poursuite de la dénatalité, permettrait de rendre à la nature des espaces que l'homme n'aurait plus besoin d'occuper. Pour cette raison, il s'avère nécessaire que l'immigration n'excède pas l'émigration, cela, dans le respect des principes humanitaires.